Fabius au Conseil constitutionnel?

Le nom du ministre des affaires étrangères est évoqué pour succéder à Jean-Louis Debré à la présidence des Sages.

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Quid de l’avenir de Laurent Fabius ? Plusieurs sources parlementaires évoquent la possibilité que l’actuel ministre des affaires étrangères soit nommé président du Conseil constitutionnel. « C’est quasiment certain »a glissé un responsable socialiste.

Trois nominations

Trois nouveaux sages doivent en effet être nommés en février, respectivement par les présidents de la République, du Sénat et de l’Assemblée, pour remplacer Jean-Louis Debré, Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, qui arrivent en mars au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable.

Pour le moment, Laurent Fabius n’a ni démenti ni confirmé. « Je ne rentre pas dans ces spéculations et de toute façon je conserve mon rôle de président de la COP21 », a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses vœux.

Cumul ?

C’est d’ailleurs à ce niveau-là que l’affaire pourrait coincer. La France gardera la présidence de la COP21 jusqu’à la fin 2016, lorsqu’elle passera le flambeau au Maroc pour la COP22. Et un cumul des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de la COP21 paraît difficilement compatible, les Sages étant soumis à une obligation de réserve.

Un responsable socialiste a abondé dans le même sens, estimant qu’il s’agissait surtout pour Laurent Fabius de faire monter les enchères avant sa nomination au sein du cénacle de 12 personnes – Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, deux anciens présidents de la République qui en sont membres de droit, n’y siégeant plus depuis respectivement 2013 et 2011.

Taubira, Sapin et Ayrault pourraient y faire leur entrée

Les noms de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, du ministre des Finances, Michel Sapin, et de l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont également évoqués pour la nomination qui sera effectuée par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Il est de tradition ces dernières années de respecter une certaine parité hommes-femmes et de trouver un équilibre entre juristes et politiques dans ces nominations.

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