Vers une baisse des allocations chômage

Les chômeurs seront t’ils mis à contribution pour payer leurs formations ? Le Secrétaire d’état aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, estime nécessaire que les partenaires sociaux revoient à la baisse la durée et le montant des indemnités chômage.
Jean Marie le Guen ou Jean Marie Lepen ?

La négociation sur l’assurance chômage n’a pas encore débuté que la pression commence sur les partenaires sociaux gestionnaires du régime. La durée et le montant des indemnités chômage en France doivent être abordés « avec courage » lors de la négociation qui s’ouvre sur les nouvelles règles de l’assurance-chômage, a ainsi jugé le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, lors de l’émission « Preuves par trois » organisée par Public Sénat et l’AFP.

Pour le secrétaire d’État:

il serait assez vraisemblable qu’il faille « un petit peu » changer les paramètres de notre assurance-chômage (…). Je pense que ces questions-là  doivent être traitées avec courage par les partenaires sociaux (…). Il est extrêmement difficile de diminuer les aides aux chômeurs pendant une période où le chômage est encore très élevé. Mais en même temps, on sait bien que, un peu pour des raisons financières, mais aussi pour mobiliser plus de moyens sur la formation des chômeurs, il est assez vraisemblable qu’il faille un petit peu changer les paramètres de notre assurance-chômage.

L’actuelle convention d’assurance chômage, qui fixe les règles d’indemnisation, arrive de fait à échéance le 30 juin et les partenaires sociaux doivent entamer les négociations de la future convention fin janvier ou début février.

Actuellement, il faut avoir au moins travaillé quatre mois pour pouvoir bénéficier de l’assurance chômage. Et la durée maximale d’indemnisation est fixée à 24 mois pour les moins de 50 ans et à 36 mois pour les plus de 50 ans. Le montant de l’indemnité est, dans le cas général, de 57 % du salaire de référence en brut.

Une dette cumulée de 29 milliards d’euros en 2016

En 2015, Le déficit de trésorerie du régime devrait atteindre  4,4 milliards d’euros.  Pour 2016, le déficit de l’Unedic devrait diminuer à 3,6 milliards d’euros . La dette cumulée de l’Unedic, quant à elle, devrait être de 25,7 milliards d’euros en 2015 et dépassera les 29 milliards d’euros fin 2016 à réglementation et cotisations constantes, soit l’équivalent de quasi une année de cotisations chômage.

Avec AFP.

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