Kerviel à l’assaut des tribunaux

Audience, aujourd’hui, pour tenter de faire réviser son procès, appel mercredi sur le volet civil de sa condamnation : Jérôme Kerviel repart à l’assaut des tribunaux et de son ancien employeur, la Société Générale.

JLM-JKERVIEL

Alors que socialiste et droite s’empressait de déclencher une hallali d’une incroyable brutalité contre Jérôme Kerviel, le député Européen Jean-Luc Mélenchon, flairant les mauvaises odeurs sous la marmite de la finance écrivait déjà sur son blog en juin dernier :

« Kerviel est innocent ! »

 Jean-Luc Mélenchon comparait le procès de l’ancien trader à une nouvelle affaire Dreyfus, Jerome Kerviel est devenu malgré lui la victime de la finance et des banques.

Jean Mélenchon ne semblait pas être le seul à avoir cet avis puisque une ancienne vice-procureure du parquet de Paris qui a suivi l’affaire Kerviel a martelé ces propos dans un enregistrement réalisé à son insu en juin 2015:

« La Société générale savait, savait. C’est évident, évident »

Devant la cours de révision

Aujourd’hui, à Paris, la commission d’instruction de la Cour de révision et de réexamen doit examiner le dossier Kerviel, une toute première étape avant un éventuel nouveau procès. Au pénal, l’ex-trader breton a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme, pour avoir dissimulé des prises de risque colossales sur les marchés.

Un témoignage nouveau

L’affaire reste ouverte au civil : la cour d’appel de Versailles doit se pencher, à partir de mercredi, sur les dommages et intérêts réclamés à Jérôme Kerviel. Deux rendez-vous différents donc, pour une « affaire Kerviel » dont les ramifications restent nombreuses : l’ex-trader a déposé trois plaintes portant sur des éléments-clés du dossier, tandis que la Société Générale a attaqué pour dénonciation calomnieuse.

JKERVIEL

À chaque fois, la question centrale est celle du degré de responsabilité de la banque, qui n’a, toutefois, relève sa défense, jamais été mise en examen, ni placée sous le statut de témoin assisté. L’affaire est rejugée au civil parce que la Cour de cassation, plus haute juridiction française, a rejeté la somme astronomique de 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts demandée à Jérôme Kerviel, l’équivalent de la perte de la banque.

En reprochant à cette dernière d’avoir failli dans ses mécanismes de contrôle. Allant plus loin, Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie connaissait ses agissements et les a couverts. Il s’appuie, en particulier, sur un témoignage nouveau, celui de Nathalie Le Roy, la commandante de police qui avait dirigé l’enquête sur la perte déclarée en janvier 2008 par la Société Générale, et qui dit désormais avoir été manipulée.

La banque « m’a menée dans la direction où elle voulait qu’on aille », a assuré l’enquêtrice dans un documentaire diffusé sur France 2, jeudi (Complément d’enquête).

http://melenchon.fr/2016/01/18/kerviel-est-innocent/

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