9 mars Grèves très suivies en France

La colère est palpable partout en France suite aux abus du gouvernement « socialiste » et du MEDEF sur les travailleurs, la loi Khomri est celle qui a fait déborder le vase des injustices et poussé les lycées de France à faire l’objet de blocages mercredi matin, l’UNL estimait à une centaine le nombre de lycées bloqués dont une quarantaine en Ile-de-France.

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L’Union nationale lycéenne (UNL) s’est dite « très satisfaite » de cette mobilisation. Une porte-parole l’a qualifiée d’inédite pour une première journée d’action, « avec aussi peu de temps pour la préparer ».  L’organisation « appelle à poursuivre la mobilisation » et une date pour de nouvelles actions devrait être annoncée prochainement.

Quatre gros établissements bloqués étaient recensés à Marseille par l’UNL, des mouvements étaient notamment en cours à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Chambéry, Lille et Caen.

Pour Rémi Péral, étudiant à l’ISTS, une école des métiers du son, à Paris, « s’il y a autant d’engouement aujourd’hui, c’est aussi après tout ce qui s’est passé: l’état d’urgence, l’utilisation du 49-3, les députés qui ne viennent pas voter des lois importantes, la manif de République pendant la COP21… ».

« Là c’est la goutte d’eau, c’est l’exaspération », déclare le jeune homme de 20 ans, venu place de la Nation.

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« Ce qu’on veut, c’est le retrait de la loi. En tant que jeunes, on est déjà assez précaires et cette loi fait de nous des précaires à vie », lance Paul, 17 ans, en terminale scientifique au lycée Hélène-Boucher de Paris (20e), un haut-parleur à la main.

A la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans la capitale en direction du ministère du Travail à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires.

« Loi Travail: non merci ! » : le slogan reprenait le titre d’une pétition en ligne contre ce projet, ayant recueilli plus d’un million de signatures.

« On demande le retrait (du projet). Plus que jamais, il faut remettre les compteurs à zéro pour un code du travail qui protège vraiment les salariés », a déclaré en tête du cortège le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.

[cptr]

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