Esclavage et traites la France épinglée

La France ne lutte pas suffisamment contre la traite des êtres humains, selon un rapport dévoilé jeudi par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Un avis partagé par Sylvie O’Dy, présidente du Comité contre l’esclavage moderne.

esclavage

La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a publié un rapport, ce jeudi, sur la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains. Un rapport plutôt accablant pour le gouvernement Français en pleine loi Khomri qui vise à exploiter toujours un peu plus les salariés Français au profit d’entreprises qui se contentent de spéculer avec les milliards (CICE) offerts par le gouvernement sans que ces dons mirobolants n’améliorent le sort des travailleurs ni ne produisent d’embauche.

Selon la commission, la France ne lutte pas assez contre la traite des êtres humains. Le faible nombre des infractions relevées (483 en 2014 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur) prouve, selon la CNCDH, que « les victimes potentielles de traite ne s’auto-identifient pas en tant que telles et qu’elles ne dénoncent que très rarement les faits dont elles font l’objet ». Ces données témoignent aussi de « l’insuffisance des moyens consacrés par la France à l’identification des victimes potentielles de traite ». Et pour cause !

Selon notre vue de la France, on peut sans peine dire que les gouvernements qui se succèdent en France encouragent cela au vu de leurs mesures « économiques » exploitant toujours un peu plus les mal lotis, dans certaines régions il est même envisagé de supprimer le minimum vital, le RSA. Quid de la prostitution pour les plus démunis et leurs enfants dans la survie ?

L’exploitation conjuguée état patronat

Toujours selon la présidente du Comité contre l’esclavage moderne « il y a aussi toutes les formes de traites invisibles. L’esclavage domestique, par exemple, où les personnes sont enfermées dans des domiciles privés, maltraitées, mal-nourries, sous l’emprise psychologique de leurs patrons, et travaillent parfois 18 heures par jour sans congés ni repos pour des salaires ridicules. La traite peut aussi prendre la forme de travail forcé, sur des chantiers de construction, dans des exploitations agricoles ou dans la restauration… »

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