Après le Brexit Berlin durcit le ton

Suite au Brexit, Berlin envisagerait pour toute réforme de l’UE des règles budgétaires encore plus dures pour les États. C’est le quotidien économique Handelsblatt qui en parle et remet au premier plan le sinistre Wolfgang Schäuble.

wolfgang-schaeuble

Lors de la crise grecque, l’entourage du ministre des finances Allemand avait déjà travaillé au scénario d’un Grexit qui n’a pas eu lieu. Après le Brexit, ses conseillers seraient aujourd’hui en train de plancher sur des règles budgétaires encore plus dures pour les Etats de la zone euro.

Jusqu’ici la commission avait le pouvoir de faire des recommandations sur les budgets des Etats. Dans le projet du ministère des finances allemand, elle pourrait avoir le pouvoir de rejeter ces mêmes budgets.

Arrières pensées électorales

Dans ce projet, la Commission ne serait plus qu’un gendarme aux ailes rognées et au périmètre réduit à la protection des traités, parallèlement, il y aurait  un organisme indépendant, une sorte de fonds monétaire européen, qui pourrait voler au secours des États sans l’aide et ni la participation du FMI et de la  BCE, une sorte de troïka purement européenne qui permettrait de surveiller chaque citoyen et chaque état et de punir.

Tout le contraire de ce que préconisent les sociaux-démocrates allemands et leur ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui préconisait encore dimanche dernier d’ajuster les politiques économiques aux pays et de bâtir un budget européen commun. La petite musique des divisions politiques allemandes, des intérêts financiers globaux, n’auront donc pas mis longtemps à revenir sur le devant de la scène.

Quand on sait comment ça a réussi à Cameron, on se  doute que les peuples ne vont certainement pas apprécier et que cela pourrait bien favoriser d’autres sorties malgré les refus de Merkel ou d’Hollande de demander l’avis de leurs peuples respectifs, notamment si en France M. Mélenchon ( Gauche ) qui souhaite renégocier les traités et envisage de sortir de l’UE dans le cas ou les négociations seraient impossibles, était élu aux présidentielles Françaises en 2017.

,