Donald Trump accusé de viol sur mineure

Donald Trump accusé d’avoir violé une jeune fille de 13 ans tout en lui faisant subir des services sexuels. Un procès civil évoque des allégations particulièrement choquantes.

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Selon un procès civil déposé contre Donald Trump par une plaignante gardant l’anonymat, celui-ci l’aurait violée de manière répétée lorsqu’elle avait 13 ans, en 1994, alors qu’elle était attachée à un lit, et il l’aurait battue alors qu’elle le suppliait d’arrêter. D’après la déposition, Trump l’aurait menacé de représailles physiques contre elle et sa famille si elle révélait la réalité.

Les événements se seraient déroulés dans la maison de Jeffrey Epstein, le « milliardaire pédophile » également accusé d’avoir violé la plaignante. Epstein est ce milliardaire qui a été condamné pour avoir tenté d’abuser une mineure, et qui selon plusieurs allégations crédibles gérait un réseau qui « traitait » de nombreuses jeunes filles mineures, y compris trois de 12 ans, d’Amérique du Sud, d’Europe et des pays de l’ex-Union soviétique pour leur faire subir des sévices.

Son jet privé, dont étaient familiers à la fois la famille Clinton et Donald Trump, était surnommé le « Lolita Express », et il était propriétaire d’une « île à esclaves sexuels« .

Or, Trump et Epstein étaient proches. « Je connais Jeff depuis quinze ans. Un type formidable. On s’amuse beaucoup avec lui. On dit même qu’il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles sont plutôt jeunes. Il n’y a aucun doute, Jeffrey s’amuse bien dans sa vie sociale », aurait-il déclaré une fois. On a trouvé le nom de Trump dans le « petit livre noir » d’Epstein où il gardait tous ses contacts et qui fut volé par un employé d’Epstein en 2004. Le livre contenait 14 numéros de téléphone pour Trump, y compris des numéros d’urgence, des numéros de voitures, les numéros du garde du corps et du majordome de Trump.

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Certains médias n’ont pas pris les allégations au sérieux : la plaignante est anonyme, un procès précédent a été rejeté (pour des raisons de forme, parce que la demande avait été faite sans l’aide d’un avocat). Mais Lisa Bloom, analyste juridique de NBC, considère qu’il faut prendre les allégations au sérieux. Premièrement, elles correspondent avec des choses que l’on sait déjà sur Epstein et Trump : Epstein pratiquait l’esclavagisme sexuel de jeunes, voire très jeunes, filles, et Trump était un ami d’Epstein.

Deuxièmement, Trump a déjà fait l’objet d’allégations judiciaires d’agression sexuelle. Sa première épouse, Ivana Trump, l’a accusé sous serment de l’avoir violemment violée, et un de ses contacts commerciaux l’a accusé de harcèlement sexuel et de « tentative de viol » en 1997, rapporte The Guardian.

Et enfin, la plaignante n’est pas le seul témoin. En effet, sa plainte contient une attestation d’une autre fille qui aurait fait partie du cercle de Jeffrey Epstein, et qui déclare avoir été le temoin des aggressions sexuelles contre elles. « J’ai été personnellement témoin que la plaignante a été forcée d’accomplir divers actes sexuels avec Donald J. Trump et avec M. Epstein. M. Trump aussi bien que M. Epstein savaient qu’elle avait 13 ans. »

« Etant donné tout cela, et étant donné ce qu’on sait à présent, les allégations de [la plaignante] semblent crédibles », conclut Lisa Bloom.