Sarkozy criminel de guerre en Libye ?

Les membres d’une commission d’enquête parlementaire britannique s’attaquent à la gestion de la crise libyenne par Sarkozy et Cameron.

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Le document d’une cinquantaine de pages dénonce le fiasco d’une intervention censée, au départ, être humanitaire (la ville de Benghazi, dans le nord de la Libye, est alors assiégée par les forces loyalistes, ndlr). Intervention qui s’est pourtant rapidement avérée être une opération purement militaire contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Les motivations de Sarkozy pointées du doigt

David Cameron se voit notamment reproché d’être le « responsable final » de l’échec de l’opération aérienne menée en application d’une résolution de l’ONU. Pour les parlementaires, c’est cette décision qui a conduit au chaos actuel : guerre civile et implantation massive des jihadistes dans la région.

Si la finalité du conflit et l’échec sont attribués au Royaume-Uni, Nicolas Sarkozy est désigné comme étant à l’origine de l’initiative militaire. A partir d’une conversation entre un conseiller diplomatique d’Hillary Clinton – alors secrétaire d’Etat – et l’un de ses homologues français, le texte liste ainsi en détail ce que les députés estiment être les raisons de la volonté française :

S’emparer d’une plus grande part de la production libyenne de pétrole, accroître l’influence française en Afrique du Nord, améliorer la situation politique personnelle de Nicolas Sarkozy en France, permettre à l’armée française de réaffirmer sa position dans le monde, répondre à la volonté de Kadhafi de supplanter la France comme puissance dominante ( post colonialiste ) en Afrique francophone.

Un document qui confirme

Des experts ont authentifié la signature au bas d’un document libyen validant le transfert de millions d’euros vers le compte de campagne de Nicolas Sarkozy.

C’est un document qui signale le déblocage par le régime libyen d’une somme de 50 millions d’euros en faveur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Révélé par Mediapart en avril 2012, le document est faux selon l’ancien président de la République, mais un collège d’experts en écriture, désigné par les juges pour authentifier la signature au bas de ce document, lui a donné tort, selon le site Internet : elle est bien de “Moussa Koussa”, l’ancien chef des services secrets du régime libyen, selon ces experts.