PASS SANITAIRE C’est NON

La nouvelle loi anti-Covid, qui doit entrer en vigueur lundi 9 août, rend obligatoire la vaccination des soignants, qui ne pourront plus exercer et ne toucheront plus de salaire s’ils refusent l’injection. La punition et l’humiliation sont sévères pour les soignants, applaudis pendant des mois par de nombreux Français: et soudain, retournement de situation, ou de veste. « Tu te vaccines ou on te coupe les vivres« .

Autant le dire, nombres de soignants comme de Français lambda sont très méfiants en ce qui concerne les vaccins. Une méfiance légitime après que les médias aient invité nombre de médecins sur leurs plateaux qui déclaraient rester méfiant vis à vis des récents vaccins, trop récents à leur idée pour etre fiables. Tout a inspiré la méfiance, Europe comme gouvernement n’ont jamais révélé le cout de ces vaccins, pas plus que la teneur des contrats et encore moins les compositions de ces vaccins et malgré les demandes incessante de levée du brevet des Insoumis afin que chaque citoyen bénéficie de la vaccination plus rapidement, appuyés en cela par l’OMS, le président Macron s’y est refusé.

Bilan de la course

Les manifestations contre le pass sanitaire prennent de l’ampleur en France, des personnels hospitaliers multiplient les appels à la grève sur tout le territoire. La fédération Sud-santé-sociaux a déposé un préavis de grève nationale pour un mois à compter de mercredi 4 août réclamant notamment l’abrogation de l’obligation vaccinale et du pass sanitaire. Le préavis couvre l’ensemble des personnels, dans le public comme le privé, des secteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, Ehpad …), du médico-social et social (service à la personne, à domicile, foyers…) et de l’éducation (centre de loisirs, crèches, maisons de jeunes …). A Lyon, le syndicat avait déjà déposé un préavis de grève illimitée à partir du 29 juillet.

Pas anti vaccins mais anti obligations

Le monde hospitalier a l’impression d’être jeté en pâture devant la représentation nationale pour dire : regardez les vilains méchants ne veulent pas se faire vacciner », explique à France Bleu le secrétaire départemental adjoint du syndicat Sud-santé 13. « Nous ne sommes pas des anti-vaccins, mais des anti-obligations », poursuit Kader Benayed, pour qui « imposer n’a jamais fonctionné et les menaces de sanctions non plus ».

Greves illimitées

A Bastia, la CGT du centre hospitalier a également déposé vendredi un préavis de grève illimitée. Les personnels hospitaliers soignants et non-soignants de la CGT du groupement hospitalier Portes de Provence de Montélimar ont eux déposé leur préavis le 22 juillet. 

De son coté, la CGT Santé Action sociale des Alpes-Maritimes a déposé un préavis de grève départementale pour jeudi, réclamant notamment « l’abandon du projet de loi instaurant l’obligation vaccinale, le pass sanitaire et les sanctions prévues envers les personnels non vaccinés ».

L’un des principaux syndicats de pompiers professionnels français, la FA SPP-PATS, a par ailleurs annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève nationale illimitée à partir de lundi, date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Les sapeurs-pompiers, comme les personnels d’Ehpad et maisons de retraite, certains militaires, les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile, sont en effet également concernés par cette obligation vaccinale.

« Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui prévoit notamment et sous peine de sanctions, l’obligation vaccinale pour les sapeurs-pompiers, porte atteinte à la Constitution », s’indigne le syndicat, qui espère que cette mesure sera censurée par le Conseil constitutionnel jeudi. « On verra quels seront les propos du Conseil constitutionnel et le bureau décidera des suite à donner », a expliqué à l’AFP André Goretti, porte-parole du syndicat.